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Gaza : l’OMS dénonce les délais et les restrictions qui continuent d’entraver l’acheminement de médicaments

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Partie détruite de l'hôpital Al-Amal du Croissant-Rouge palestinien à Khan Yunis, à Gaza. ©ONU Info

Les fournitures médicales destinées à la bande de Gaza sont soumises à un délai médian de 74 jours pour obtenir l’autorisation des autorités israéliennes, a indiqué vendredi l’Organisation mondiale de la santé (OMS), appelant à garantir un accès « sans entrave et prévisible » à cette aide indispensable.

« Aucun hôpital à Gaza n’est pleinement opérationnel », a déclaré à la presse à Genève Reinhilde Van De Weerdt, représentante de l’OMS dans le territoire palestinien occupé.

Un an après l’annonce du cessez-le-feu, les pénuries chroniques de médicaments et de fournitures médicales restent l’un des principaux obstacles au rétablissement des services de santé, a-t-elle souligné.

« Sans ces produits, aucun hôpital ne pourra jamais être pleinement, ni même partiellement, opérationnel », a-t-elle affirmé.

La dernière analyse de l’OMS fait état d’importants volumes de fournitures en attente d’autorisation. Le délai médian atteint environ deux mois et demi, auquel peut s’ajouter une nouvelle procédure en cas de refus.

« Si une cargaison n’est pas approuvée, nous devons alors reprendre depuis le début ce processus long et complexe, sans aucune garantie que l’issue sera différente », a expliqué la responsable.

Les équipements médicaux, notamment les appareils de radiographie, le matériel de stérilisation et les pièces détachées pour les scanners, sont régulièrement refusés. Ces décisions sont « souvent prises sans qu’aucune explication ne soit fournie », a-t-elle précisé.

« Chaque jour supplémentaire passé en stockage ou en transit rapproche les médicaments de leur date de péremption et augmente le risque qu’un équipement soit endommagé avant même de parvenir à la personne qui en a besoin », a-t-elle averti.

À ces obstacles s’ajoute une situation sécuritaire « très, très précaire ». Pour récupérer les fournitures au point de passage de Kerem Shalom, les équipes de l’OMS doivent traverser une zone contrôlée par l’armée israélienne, à bord de véhicules blindés et munies d’équipements de protection individuelle.

L’OMS a appelé à autoriser l’entrée à grande échelle des fournitures humanitaires et médicales dans la bande de Gaza, de manière « sans entrave et prévisible », et à ouvrir plusieurs points de passage à ces acheminements.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV